Après le Trophée d’Excellence de la Compétitivité Africaine en avril 2019 au Sénégal décerné par le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique, les efforts de Lamine Guirassy viennent d’être récompensé à nouveau par une autre distinction continentale. Le PDG du groupe Hadafo Médias vient de s’adjuger du prix de meilleur patron de presse privée d’Afrique de l’ouest francophone. Une récompense qui réjouit à plus d’un titre celui qui a révolutionné le paysage médiatique guinéen. Abdourahmane Sénateur Diallo l’a interrogé.
« En relation bien entendu à votre leadership et à votre ascension exemplaire dans le monde des médias en Guinée, l’audience de vos médias fait de vous l’un des Guinéens dont la voix porte après celle du Chef de l’Etat. », a mentionné l’observatoire africain pour la bonne gouvernance dans le courrier qu'il a adressé au PDG du groupe Hadafo Médias. "Meilleur patron de presse privée de l’Afrique de l’ouest francophone" : comment a-t-il accueilli ce prix sous régional ?
« On
reçoit ça avec beaucoup d’humilité. Ça nous pousse encore à nous remettre en
question, à se dire que ce que nous faisons dans nos petits studios à Matoto
ici que ç’a un impact hors de nos frontières avec tout ce qui s’est passé cet
été à Hadafo Médias particulièrement… Evidemment que ça fait plaisir ! C’est
la victoire de la presse guinéenne surtout. »
Cité parmi les 100 personnalités
du magazine New African ayant marqué l’année 2017, lauréat du Prix
de l’Intelligence Economique Africaine à Dakar en 2019, deuxième personnalité
la plus influente de l’Afrique de l’Ouest juste derrière le président Macky Sall en 2020 selon Influences Magazine, l’ascension
du Turbo a toujours été reconnue et célébrée sur le continent. Cet autre prix
de Meilleur Patron de Presse Privée d’Afrique de l’Ouest Francophone ne fait que
renforcer le contenu de l’armoire. Mais tout cela vient d’une touche
particulière de la gestion humaine, selon Lamine Guirassy.
« Je
ne vois pas du tout les collaborateurs comme des employés. Je dis bien :
les collaborateurs. J’ai une relation particulière avec tout un chacun à Hadafo
Médias, de N’Zérékoré à Conakry. Ça s’appelle le management. La touche,
peut-être que je suis le seul aussi à être à l’antenne en Guinée. »
C’est aussi sur la portée de l’empire
médiatique Hadafo que l’observatoire
africain pour la bonne gouvernance s’est notamment appuyé pour décerner ce prix
à l’animateur vedette des « Grandes Gueules ». Et cet empire, le PDG
veut l’élargir en dehors du pays.
« Dakar,
ça avance très très bien. Pas plus tard que la semaine dernière on faisait le
point sur l’agrément et sur l’obtention aussi la fréquence. 2021, on verra. On
avait entamé des démarches pour obtenir aussi les autorisations du côté du
Mali. Avec la chute du président IBK, ç’a tout chamboulé. Donc… on verra bien
ce que ça va donner. »
Derrière cette distinction sous-régionale, le diplômé de l’école supérieure de journalisme de Montpellier, voit le travail et la réussite de toute une équipe.
« Si
on dit "Meilleur patron", c’est parce que j’ai des employés. Je dédie
évidemment ce prix-là à tous les travailleurs d’Hadafo Médias. Ce sont ces
reporters-là, ce sont ces cadreurs-là, ces techniciens-là qui font la
différence tous les jours à travers les ondes d’Espace à Conakry mais aussi à l’Intérieur
du pays. »
Récompensé parmi tant d’autres journalistes,
communicateurs et assimilés de toutes obédiences, l’animateur des « Grandes Gueules » est invité à
recevoir son Prix panafricain de "Meilleur Patron de Presse Privée d’Afrique
de l’Ouest Francophone", lors d’une remise officielle le 19 décembre prochain
à Abidjan.


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